UNIVERSITÉ D'OTTAWA Faculté des Arts

Laboratoire de français ancien


Notice pour La partie arthurienne du Roman de Brut de Wace (éd. Arnold/Pélan, 1962) numérisée pour la base Textes de Français Ancien (TFA)

May Plouzeau

(Fin de la rédaction : 1er novembre 2002)

PLAN

§0. Divers.
§0.1. Objectif de la Notice.
§0.2. Abréviations et signes conventionnels utilisés dans le présent document.
§0.3. Un peu d’histoire. Remerciements.
§1. Composition de BrutNum.
§1.1. Suppression de vers de BrutkP.
§1.2. Typographie : maintien ou transposition de procédés de BrutkP.
§1.3. Corrections ou propositions de corrections apportées par nous-même au texte de BrutkP.
§1.4. Données en chiffres.
§1.4.1. Numérotation des vers de BrutkP.
§1.4.2. Pagination de BrutkP.
§1.4.3. Numéros de vers de BrutA.
§1.4.4. Foliotation du ms de base.
§2. Codes.
§2.1. Liste des codes.
§2.1.1. «(nx)».
§2.1.2. «[l. ]» et «[ ]».
§2.1.3. «+».
§2.1.4. «*».
§2.1.5. «$».
§2.1.5.1.
§2.1.5.1.1.
§2.1.5.1.2.
§2.1.5.1.3.
§2.1.5.1.4.
§2.1.5.2. «$» et ponctuation de BrutkP.
§2.1.5.2.1.
§2.1.5.2.2. Un cas particulier d’emploi du signe «$», l’emplacement des lettrines du ms de base.
§2.2. Ordre dans lequel se suivent les codes.
§3. Sur les inadvertances du texte de BrutkP.
§3.1. Récapitulation dans l’ordre d’apparition des erreurs de BrutkP p45-p156 par nous repérées, à l’exclusion des erreurs portant sur les numéros des notes.
§3.2. Sur l’usage du tréma dans BrutkP.
§3.2.0.
§3.2.1. Trémas à supprimer (font l’objet de propositions de corrections dans BrutNum).
§3.2.2. Trémas à ajouter (font l’objet de propositions de corrections dans BrutNum).
§3.2.3. Trémas : cas problématiques (ne font pas l’objet de propositions de corrections dans BrutNum).
§3.2.3.1. Trémas à ajouter ? «oë» / «oe».
§3.2.3.2. Trémas à ajouter ? «üe» / «ue».
§3.2.3.3. Trémas à ajouter ? «ëo» / «eo» et «ëoi» / «eoi».
§3.2.3.4. Trémas à ajouter ? «ïe» / «ie».
§3.2.3.5. Trémas à ajouter ? «ïo» / «io».
§4. Importance de la transcription de Pierre Kunstmann.

§0. Divers.

§0.1. Objectif de la Notice.
Elle constitue un mode d’emploi du texte BrutNum, qui est le produit de la numérisation de La partie arthurienne du Roman de Brut, éd. Arnold/Pélan (Paris, Klincksieck, 1962) et qui est interrogeable dans les TFA.

§0.2. Abréviations et signes conventionnels utilisés dans le présent document.
BnF Bibliothèque nationale de France
BrutA Arnold (Ivor D. O.), éd., Le Roman de Brut de Wace, 2 volumes ; Paris (SATF) 1938-1940 (BrutA est l’abréviation du DEAF)
BrutkP Arnold (Ivor D. O.), Pelan (Margaret M.), éd., La partie arthurienne du Roman de Brut (Extrait du manuscrit B.N. fr. 794). Edition avec introduction, glossaire, notes et bibliographie ; Paris (Klincksieck) 1962 ; 191 pages (BrutkP est l’abréviation du DEAF, mais avec k petite capitale)
BrutNum numérisation de BrutkP préparée comme base du texte interrogeable dans les TFA
DEAF Baldinger (Kurt), puis Möhren (Frankwalt), dir., Dictionnaire étymologique de l’ancien français ; Québec (Université Laval), Tübingen (Niemeyer), Paris (Klincksieck) 1974
fr. français
Glossaire écrit ainsi avec une initiale majuscule, désigne le Glossaire figurant p164 à p189 de BrutkP
Introduction écrit ainsi avec une initiale majuscule, désigne l’Introduction figurant p9 à p36 de BrutkP
lat. latin
MélFoulon1 Mélanges de langue et littérature françaises du Moyen Age et de la Renaissance offerts à Monsieur Charles Foulon, Professeur de langue et littérature françaises du Moyen Age et de la Renaissance par ses collègues, ses élèves et ses amis. Tome I ; Rennes (Institut de français, Université de Haute-Bretagne) 1980 ; 430 pages
MélFrappier2 Mélanges de langue et de littérature du Moyen Age et de la Renaissance offerts à Jean Frappier, Professeur à la Sorbonne, par ses collègues, ses élèves et ses amis. Tome II ; Genève (Droz) 1970 ; paginé de 561 à 1176
ms manuscrit
p collée devant un chiffre, qui renvoie à une page de BrutkP exclusivement, cette lettre signifie “page”
PlouzeauPercevalAppr2 Plouzeau (May), Avec Perceval, roman de Chrétien de Troyes (copie du BnF fr. 794) : approches du vieux français. Nouvelle édition, avec un Index de Magali Latour ; Aix-en-Provence (Université de Provence, Centre de télé-enseignement, Lettres) 2002 ; un volume de 346 pages + 4 heures d’enregistrements
PlouzeauPercevalEtudes Plouzeau (May) et al., Etudes de langue à propos de Perceval, édition F. Lecoy, Aix-en-Provence (Université de Provence, Centre de télé-enseignement, Lettres) 1998 ; sept cassettes de 60 minutes chacune et un livret de 23 pages
Table des noms propres écrit ainsi avec une initiale majuscule, désigne la Table des noms propres figurant p157 à p163 de BrutkP
v collée devant un chiffre, qui renvoie à un vers de BrutkP exclusivement, cette lettre signifie “vers”
WoledgeGuiotCom Woledge (Brian), Les couples com/con et dom/don chez le copiste Guiot ; dans MélFoulon1 (1980), 403-408
WoledgeGuiotWace Woledge (Brian), Un scribe champenois devant un texte normand : Guiot copiste de Wace ; dans MélFrappier2 (1970), 1139-1154
° ce signe placé après un numéro de vers indique que la forme ainsi référencée est à la rime ou à l’assonance ; mais l’usage de ce signe n’est pas systématique, et il se peut qu’une forme figurant à la rime ou à l’assonance comporte un numéro de référence qui n’en soit pas suivi
{} encadrent des interventions que je fais à l’intérieur de citations
/ / encadrent des transcriptions diplomatiques du ms de base

§0.3. Un peu d’histoire.
Remerciements. Le texte d’oïl mis au programme en France pour les agrégations de Lettres et Grammaire de 1999 était le Perceval de Chrétien de Troyes dans l’édition de Félix Lecoy. Cette édition est fondée sur le ms Paris, BnF fr. 794. Cette circonstance m’a amenée à proposer au programme pour certains étudiants de l’Université de Provence un texte également fondé sur le ms BnF fr. 794, et en principe également bien édité : La partie arthurienne du Roman de Brut, éd. Arnold/Pélan, Paris (Klincksieck) 1962 (dorénavant BrutkP). La proposition a été agréée. Pour bien travailler, nous avons éprouvé le besoin de disposer de ce texte sous forme numérisée. Monsieur Pierre Kunstmann, Professeur à l’Université d’Ottawa, que je tiens à remercier, nous a généreusement communiqué en juin 1998 le produit d’une numérisation qu’il avait fait réaliser pour le Laboratoire d’Ancien Français (LFA) qu’il codirige, laquelle n’était pas encore nettoyée. A Aix, nous avons entrepris de la nettoyer et aussi de nous faire un document muni de codes qui enrichissent le texte. Ce document, dont j’ai coordonné la préparation, y ont travaillé en 1998-1999 : mademoiselle Sophie Farci, alors étudiante en maîtrise, et madame Marie-Jane Pinvidic, chercheur, envers qui j’éprouve une grande gratitude. Je suis également très reconnaissante à mesdemoiselles Aurélie Disdier, Eulalia Gonçalves Novais et Carine Villeneuve : commençant un glossaire exhaustif de BrutkP dans le cadre de leur maîtrise en 2001-2002 et 2002-2003, elles ont attiré mon attention sur quelques inconséquences de l’édition. Après ces transformations, BrutkP a pris le nom de BrutNum. La description de BrutNum est donnée §1.

§1. Composition de BrutNum.
Le document électronique BrutNum contient le texte de BrutkP avec suppression de quatre vers (voir §1.1), transposition ou aménagements de conventions typographiques de BrutkP (voir §1.2), corrections ou propositions de corrections apportées par nous-même au texte de BrutkP (voir §1.3), maintien ou introduction d’un certain nombre de données en chiffres (voir §1.4). L’ensemble de ces aménagements s’accompagne de codes qui sont décrits §2.

§1.1. Suppression de vers de BrutkP.
Dans BrutkP figurent quatre vers absents du ms ; il sont numérotés v4494a-v4494b-v4494c-v4494d et se lisent «Oit cent nefs aparaillies, Tutes de chevaliers chargies, Et Mordred lur ot graanté Et en eritage duné.». Nous les avons supprimés de BrutNum pour maintenir la correspondance numérique automatique avec celle de BrutkP. On notera par ailleurs que le v4494a est hypomètre.

§1.2. Typographie : maintien ou transposition de procédés de BrutkP.

  • Italiques. Dans le texte de BrutNum n’ont pas été conservés les italiques de BrutkP : ainsi au v1892 pour «Ite missa est».
  • Crochets droits et trait d’union de BrutkP : ils ont été supprimés (voir §2.1.5.1.1).
  • Les alinéas de BrutkP et/ou les lettrines du ms de base sont généralement marqués par un alinéa dans BrutNum : voir §2.1.5.2.2.
  • Corrections apportées au ms par les éditeurs de BrutkP. Les éditeurs de BrutkP ont généralement signalé les modifications qu’ils apportent à leur ms de base non au moyen de signes spéciaux figurant dans le texte (sauf v158 : voir §2.1.5.1.1), mais en commentant ces écarts dans les notes qui sont sous le texte ou dans leur Introduction. La présence de commentaires à ces écarts dans BrutkP est manifestée dans BrutNum au moyen des signes «+» et «*» : voir §2.1.3 et §2.1.4. 
  • Notes infrapaginales au texte de BrutkP. Dans BrutkP elles figurent sous le texte, sans être appelées par un signe spécial. Dans BrutNum, l’existence de ces notes est marquée au moyen du signe «*» : voir §2.1.4. 
  • Données en chiffres (numéros de vers etc.) de BrutkP. Voir §1.4.

§1.3. Corrections ou propositions de corrections apportées par nous-même au texte de BrutkP.
Le texte de BrutNum reproduit en principe scrupuleusement le texte de BrutkP. Toutefois, il arrive que nous ayons dû modifier la ponctuation de BrutkP quand elle est erronée : voir §2.1.5.2. Il arrive aussi que nous croyons devoir intervenir sur les mots de BrutkP : dans ce dernier cas, nous laissons intact le texte de BrutkP, mais nous introduisons entre crochets droits nos propositions de corrections : voir §2.1.2 et §3.

§1.4. Données en chiffres.

§1.4.1. Numérotation des vers de BrutkP.
Ces numéros ne doivent pas figurer en clair dans BrutNum.

§1.4.2. Pagination de BrutkP.
Nous avons suivi les normes de Frantext dans BrutNum.

§1.4.3. Numéros de vers de BrutA.
Chaque fois que commence une nouvelle page de BrutkP, la numérotation des vers de BrutA correspondant à cette page est portée entre crochets droits à la suite du premier vers de cette page dans BrutkP : ces données ont été supprimées dans BrutNum.

§1.4.4. Foliotation du ms de base.
Voir infra §2.1.1.

§2. Codes.

§2.1. Liste des codes.

§2.1.1. «(nx)».
L’ensemble de caractères «(nx)», où «n» symbolise un nombre, et «x» une lettre, marquent la foliotation du ms de base, Paris, BnF fr. 794 ; cette foliotation manque regrettablement à l’édition BrutkP. Le système que j’ai adopté pour notifier le changement de colonne, au moyen des lettres a, b, c , d, e, f est celui de la transcription des folios 318c-336c du ms Paris, BnF fr. 794 donnée par Pierre Kunstmann sur le site du LFA.

§2.1.2. «[l. ]» et «[ ]».
L’ensemble de caractères «[l. ]» encadre des corrections que je propose dans BrutNum au texte de BrutkP lorsque ces corrections portent sur des mots. Dans la mesure du possible, l’objet linguistique encadrée par ces caractères est un mot unique, et la proposition de correction porte sur le mot qui précède immédiatement, comme dans «Sa fame mimt [l. mist] an Tintajoel,» de BrutNum v81 ou dans «Ne püeent [l. pueent] avoir nul secors» de BrutNum v267. Dans certains cas de figure, l’ensemble «[l. ]» encadre plusieurs mots, par exemple dans «Por ce la [l. l’a] an Tintajoel mise.» de BrutNum v92, ou bien l’ensemble encadre un seul mot, mais la proposition de correction porte sur plus d’un mot, comme dans «Ne n’i avoit nul de forien [l. deforien]. *» de BrutNum v1220. J’ai codé «[Mes] [ja] [mer] [tant] [ne] [montera]» de BrutNum v1019 (le v1019 a été omis à l’impression dans BrutkP, il est bien dans le ms). Noter que je n’ai pas utilisé de crochets droits, mais un autre système lorsque je veux attirer l’attention sur une ponctuation erronée de BrutkP : voir §2.1.5.2. C’est le lieu de souligner que nous n’avons pas effectué de collation systématique avec le ms de base : sans doute n’avons-nous repéré de BrutkP que les erreurs qui sautent aux yeux.

§2.1.3. «+».
Contrairement à d’autres codes de BrutNum, le signe «+» s’affecte à des mots, non à des vers. Placé après un mot, il peut signifier deux choses. 1/ soit pour le mot en question, les éditeurs nous informent que leur ms de base est susceptible de plusieurs lectures : c’est ce qui se produit pour «ovre+» de BrutNum v2488 : dans une note de bas de page l’édition de BrutkP signale qu’une lecture «cure» n’est pas impossible. 2/ soit (et c’est le cas de loin le plus fréquent) il indique que le mot qui en est affecté est le produit d’une correction du ms par les éditeurs de BrutkP et qu’ils signalent ce que porte le ms dans une note infrapaginale et/ou dans les pages de l’Introduction qui dressent la liste des corrections (p12, p13, p14 [dans l’ensemble de la page ! : cf. normalisation des formes terminées en «ent», en «ee»], p15, p16). La correction peut consister à remplacer une forme par une autre, à introduire un mot absent du ms, à changer de place un mot dans le vers. Exemples : «Les+ ont receüz et joïz *» de BrutNum v191 : en se reportant p12 on voit que le ms présente non «Les», mais «Ses» ; — «Puis sont tuit+ rangié et serré *» de BrutNum v3975 : on constate p13 que «tuit» manque au ms ; — «Que+ valt+ quanque+ vaincu avon *» de BrutNum v2459 : on lit p13 «ms. Et quanque nos vaincu avon». Notons à ce sujet qu’il est relativement facile de retrouver dans BrutkP l’ensemble des passages que les éditeurs déclarent avoir corrigés («relativement», parce qu’il eût été bien plus clair de faire apparaître systématiquement en bas de page les leçons du ms rejetées), sauf sur un point : touchant les formes du nom propre imprimé «Artus» ou «Artur», on lit : «J’ai finalement décidé de restaurer passim pour le cas régime la forme employée par Wace» (BrutkP p16), et M. M. Pelan ne dresse pas la liste complète des endroits où elle a modifié la forme que prend ce nom propre dans le ms (alors qu’elle liste ibid. les endroits où elle a rectifié en «Petreïum» la forme de cas sujet du ms). Pour toutes les occurrences d’«Artur» de BrutkP j’ai donc vérifié ce que porte le ms, et on lira «Artur+» dans BrutNum chaque fois que le ms porte une forme qui ne se termine pas par «ur», que la correction ait été signalée (exemple : v279, cf. p15) ou non (exemple : v869) dans BrutkP. Rappelons que nous n’avons pas effectué de collation systématique avec le ms de base (sauf pour les occurrences d’«Artur»): la présence du signe «+» se comprend strictement à la lumière des données de BrutkP. Il arrive que les éditeurs s’éloignent du ms sans le dire, par inadvertance, et produisent de la sorte des leçons erronées ; quand nous repérons une telle leçon, nous ne marquons pas du signe «+» le mot qui s’éloigne du ms, mais nous indiquons la bonne leçon entre crochets droits : voir §2.1.2. Il serait logique d’affecter un signe spécial aux vers dans lesquels les éditeurs ont indiqué avoir corrigé leur ms non en changeant ou en ajoutant un mot (type d’altérations que nous manifestons au moyen du signe «+»), mais en supprimant un mot (type d’altération que notre signe «+» ne peut traduire). Je n’ai pas prévu de signe spécial pour ces occurrences, dont je reparle à propos de l’emploi du signe «*» : voir §2.1.4.

§2.1.4. «*».
Le signe «*» placé à la droite d’un vers renvoie à toute note infrapaginale de l’édition (quel qu’en soit le contenu) et à toute mention de l’Introduction signalant un endroit où les éditeurs ont modifié la leçon du ms (p12 à p16). Voici les principes de disposition de l’astérisque concernant les notes infrapaginales, illustrés par l’ensemble des cas de figure (sauf erreur) : si la note s’appelle «2660», l’astérisque se place à la fin du v2660 ; si la note s’appelle «2663-2664», on place un astérisque à la fin de chacun des v2663 et v2664 ; si la note s’apelle «2657 ss.» on met l’astérisque seulement après le v2657 ; si la note s’appelle «835» mais qu’en fait elle se rapporte au v836, on place un astérisque à la fin du v835 et du v836. Notons ici que, sauf erreur de notre part, à chaque vers où les éditeurs déclarent avoir modifié leur ms de base, s’ils suppriment un mot ou plusieurs, ils en ajoutent ou modifient un ou plusieurs autres (auquel cas, le vers correspondant de BrutNum comporte à la fois le signe «+» dans le corps du vers et l’astérisque après le vers) ; à deux endroits seulement, la correction qu’ils déclarent consiste uniquement en suppression de mot : v2951 et v3170 (voir p13).

§2.1.5. «$».
Placé après un vers, le signe «$» correspond à deux grands cas de figure. Dans le premier cas (§2.1.5.1), il indique que dans BrutkP le vers en question est correct, mais que se pose un problème soit dans la présentation (§2.1.5.1.1), soit dans la description du contenu du ms (§2.1.5.1.2), soit dans un numéro qui accompagne le vers (§2.1.5.1.3 et §2.1.5.1.4). Dans le second cas (§2.1.5.2), il manifeste que j’ai corrigé la ponctuation de BrutkP.

§2.1.5.1.
Voici les occurrences du premier cas de figure.

§2.1.5.1.1.
«Pris ne conquis, tant par est+ forz. *$» de BrutNum v158 correspond à «Pris ne conquis, tant par [est] forz.» de BrutkP v158 : dans BrutkP, les éditeurs ont placé entre crochets droits le mot «est», dont ils signalent p12 qu’il manque au ms ; or ils n’utilisent pas ailleurs de crochets droits dans leur texte ; — «Mes tant ont alé et venu $» de BrutNum v435 correspond à «Mes tant ont (sic) alé et venu» de BrutkP v435 : les éditeurs de BrutkP ont commenté leur texte à l’intérieur même de leur texte, ce qu’ils ne font qu’en cet endroit ; — «Baron, dist il, molt me confort $» de BrutNum v3841 correspond à «Baron, dist-il, molt me confort» de BrutkP v3841 : dans le reste de BrutkP, les éditeurs n’utilisent pas de trait d’union.

§2.1.5.1.2.
«Ou floz+ mont+ plus ou floz+ mont+ moins, *$» de BrutNum v1022 correspond à «Ou floz mont plus ou floz mont moins,» de BrutkP v1022, mais il y a une erreur p12, et il faut comprendre que le ms porte chaque fois «molt» (comme écrivent les éditeurs, en fait, /ml’t/) au lieu de mont.

§2.1.5.1.3.
«Qui la lance avoit angolee. $» de BrutNum v3252 correspond à un texte identique dans BrutkP v3252, mais le numéro de vers est imprimé à cet endroit dans BrutkP «3253» est faux (simple coquille qui ne compromet pas la séquence ultérieure des numéros de vers) ; — «Artus les en a merciez. $» de BrutNum v3528 correspond à un texte identique dans BrutkP v3528, mais le numéro de vers est imprimé à cet endroit dans BrutkP «2528» (simple coquille qui ne compromet pas la séquence ultérieure des numéros de vers) ; — «Ont deus foiz vaincuz les Romains; $» de BrutNum v3856 correspond à un texte identique dans BrutkP v3856, mais le numéro de vers est imprimé à cet endroit dans BrutkP «3846» (simple coquille qui ne compromet pas la séquence ultérieure des numéros de vers) ; — «Ses avroiz donc vaincuz trois foiz. $» de BrutNum v3860 correspond à un texte identique dans BrutkP v3860, mais à cet endroit figure une erreur dans le rappel de la numérotation de BrutA : lire non «42460» mais «12460» ; — «An son le chief Bocu ataint; $» de BrutNum v4130 correspond à un texte identique dans BrutkP v4130, mais à cet endroit figure une erreur dans le rappel de la numérotation de BrutA : lire non «12668» mais «12688».

§2.1.5.1.4.
«Qui son orguel voloit abatre. *$» de BrutNum v508 correspond à un texte identique à celui de BrutkP v508, mais la note infrapaginale «508» se rapporte au v509, ainsi que le montre le rappel de la numérotation de BrutA et son contenu ; — «Dejoste l’eve de Duglas *$» de BrutNum v509 correspond à un texte identique à celui de BrutkP v509, mais la note infrapaginale qui se rapporte au v509, ainsi que le montrent le rappel de la numérotation de BrutA et son contenu, est numérotée par erreur «508» ; — «Par une voie qu’il savoit *$» de BrutNum v835 correspond à un texte identique à celui de BrutkP v835, mais la note infrapaginale «835» se rapporte au v836, ainsi que le montrent le rappel de la numérotation de BrutA et son contenu ; — «D’aler a Totenois plus droit *$» de BrutNum v836 correspond à un texte identique à celui de BrutkP v836, mais la note infrapaginale qui se rapporte au v836, ainsi que le montrent le rappel de la numérotation de BrutA et son contenu, est numérotée par erreur «835» ; — «Tant por+ veoir ses mananties, *$» de BrutNum v1787 et «Tant por amor, tant por banie, *$» de BrutNum v1789 correspondent à l’indication suivante p13 : «1789 por ajouté au ms» ; or c’est au v1787, non au v1789, que por manque au ms ; — «Heldric de Sessoigne ot mandé, *$» de BrutNum v4493 correspond à un texte identique à celui de BrutkP v4493, mais à l’intérieur de la note infrapaginale «4493-4495», le numéro «4493» est donné par erreur au v4494 ; — «Un duc qui+ li+ ot amené *$» de BrutNum v4494 correspond à un texte identique à celui de BrutkP v4494, mais à l’intérieur de la note infrapaginale «4493-4495», le nombre «4493» est donné par erreur au v4494.

§2.1.5.2. «$» et ponctuation de BrutkP.
Voici toutes les occurrences des endroits où nous avons corrigé la ponctuation de BrutkP et fait suivre le vers corrigé du signe «$» :

§2.1.5.2.1.
«Fist toz eslire et aüner $» de BrutNum v1325 se lit «Fist, toz eslire et aüner» dans BrutkP ; — «Cil dui erent molt si feoil $» de BrutNum v1619 corrige «Cil dui erent molt si feoil.» de BrutkP ; — «Grifu i fu, filz Nagoïz, $» de BrutNum v1733 se lit «Grifu, i fu, filz Nagoïz,» dans BrutkP ; — «Tu t’an es issuz de nature $» de BrutNum v2111 retrouve le texte (qui s’impose) de BrutA au lieu de «Tu t’an es issuz de nature.» de BrutkP v2111 ; — «Iluec s’esturent coiemant. $» de BrutNum » v3572 corrige «Iluec, s’esturent coiemant.» de BrutkP v3572, qui contrevient à la «loi rythmique» ; — «Bien hurtent et bien sont hurté. $» de BrutNum v4266 corrige «Bien hurtent et bien sont hurté,» de BrutkP v4266 ; — «Tant mena gent, nel sai nonbrer. $» de BrutNum v4512 corrige «Tant mena, gent nel sai nonbrer.» de BrutkP v4512.

§2.1.5.2.2. Un cas particulier d’emploi du signe «$», l’emplacement des lettrines du ms de base.;
On lit dans BrutkP p16 «nous avons suivi les alinéas {en l’occurrence, marqués par des lettrines} du manuscrit.» Or à quatre reprises (v761, v797, v1259, v3531) figure dans BrutkP un alinéa qui ne correspond pas à une lettrine dans le ms. Et inversement, une lettrine du ms ne se traduit pas par un alinéa de BrutkP v2217 et v3331. Dans ces six cas d’écart tacite par rapport à l’emplacement des lettrines, le texte de BrutNum corrige BrutkP et le signe «$» invite à se reporter à BrutkP pour identifier la différence entre BrutNum et BrutkP.

§2.2. Ordre dans lequel se suivent les codes.
Imaginons un vers où tous les signes seraient présents et où «n» représente un nombre quelconque et «x» une lettre quelconque ; à droite du texte on trouverait : «*$ (nx)».

§3. Sur les inadvertances du texte de BrutkP.

§3.1. Récapitulation dans l’ordre d’apparition des erreurs de BrutkP p45-p156 par nous repérées, à l’exclusion des erreurs portant sur les numéros des notes.
Les erreurs portant sur les numéros des notes sont relevées §2.1.5.1.4. Voici la liste des autres : 
— non «e» mais «et» v58 (le ms utilise un signe d’abréviation) ;
— non «valt» mais «vialt» avec le ms v74 ;
— non «mimt» mais «mist» avec le ms v81 ;
— non la mais «l’a» v92 ;
— non «[est]» mais «est» v158 ;
— non «veöir» mais «veoir» v218 ;
— non «püeent» mais «pueent» v267 ;
— non «aider» mais «aïder» v312° ;
— non «e» mais «et» v365 (le ms utilise un signe d’abréviation) ;
— non «poissent» mais «poïssent» v434 ;
— non «apres» mais «aprés» v455 ;
— non «on siglé» mais «ont siglé» v693 ;
— pas d’alinéa v761 pour suivre le ms ;
— pas d’alinéa v797 pour suivre le ms ;
— non «E» mais «Et» v961 (le ms utilise un signe d’abréviation) ;
— non «païen» mais «paien» v965° ;
— rétablissement du v1019 du ms qui manque dans BrutkP ;
— non «francs» mais «frans» v1073 ;
— non «de forien» mais «deforien» v1220 ;
— pas d’alinéa v1259 pour suivre le ms ;
— non «Fist, toz» mais «Fist toz» v1325 ;
—non «bataillë» mais «bataille» v1385 ;
— non «sagement» mais «sagemant» v1407 (écrit en clair dans le ms) ;
— non por saillir mais porsaillir v1489 ;
— non at mais et v1643 (le ms utilise un signe d’abréviation) ;
— non «Grifu, i fu» mais «Grifu i fu» v1733 ;
— non «Tu t’an es issuz de nature. Et trespassé as ta mesure.», mais «Tu t’an es issuz de nature Et trespassé as ta mesure.» v2111-v2112 (cf. BrutA vers 10659) ;
— v2217 introduire un alinéa avec le ms ;
— non «Romains» mais «Romain» avec le ms v3225 ;
— au v3252 le numéro de vers donné en marge du texte dans BrutkP est erroné : il faut lire non «3253» mais «3252» ;
— v3331 introduire un alinéa avec le ms ;
— au v3528 le numéro de vers donné en marge du texte dans BrutkP est erroné : lire non «2528» mais «3528» ;
— supprimer l’alinéa v3531 pour suivre le ms ;
— non «Iluec, s’esturent» mais «Iluec s’esturent» v3572 : «Iluec» remplit à lui seul le position préverbale ; cf. d’ailleurs «Iluec» dans le même entourage rythmique et non suivi de virgule v769, v890, v1213, v1550 (pas de contre-exemple) ;
—non «premieremant» mais «premierement» avec le ms v3578° (où «pre» est noté «p» surmonté d’une barre et où «men» est noté «m» surmonté d’une barre) ;
— non «dist-il» mais «dist il» v3841 ;
— au v3856 le numéro de vers donné en marge du texte dans BrutkP est erroné : lire non «3846» mais «3856» ;
— au niveau du v3860 p137 dans la concordance avec BrutA lire non «42460» mais «12460» ;
— non «l’anport» mais «l’an port» v4078 : nous avons ici le seul endroit de BrutkP présentant emporter (je normalise dans la graphie du TL) imprimé en un mot, et, ce qui est plus important, la syntaxe d’autres passages est parlante (sauf à trouver des contre-exemples) : on lit dans BrutkP «Petreïum an ont porté,» v3525, «Porter an firent les navrez» v3693, «Porté l’an ont a lor dragon,» v4095, «An Avalon s’an fist porter» v4707 ;
— au niveau du v4130 p143 dans la concordance avec BrutA lire non «12668» mais «12688» ;
— non «bient» mais «bien» avec le ms v4264 ;
— non «Bien botent et bien sont boté, Bien hurtent et bien sont hurté, Gauvains fu molt de grant aïr,» mais «Bien botent et bien sont boté, Bien hurtent et bien sont hurté. Gauvains fu molt de grant aïr,» v4265-v4266-v4267 : le mouvement de phrase impose un point après «hurté» v4266° ; c’est d’ailleurs bien un point que porte BrutA à l’endroit correspondant ;
— non «d’un lance» mais «d’une lance» avec le ms v4398 ;
— non «Hundre» mais «Hunbre» v4496 (la Table des noms propres porte la bonne forme ; la leçon du ms est très nette ; nous avons développé «un» ce qui est écrit «u» surmonté d’un signe de nasalité) ;
— non «Tant mena, gent nel sai nonbrer.» v4512 mais «Tant mena gent, nel sai nonbrer.» : d’ailleurs, BrutA porte «Tant mena gent, nes sai nonbrer.». Il est une inadvertance sur laquelle nous n’avons pas attiré l’attention. Elle concerne le développement du chifre romain /.M./ multiplié par un nombre et précédant une voyelle. Il aurait dû être unifié, mais BrutkP porte tantôt «mil» (v617) et tantôt «mile» (v3357, v3361, v3566).

§3.2. Sur l’usage du tréma dans BrutkP.

§3.2.0. Parmi les inadvertances de BrutkP, un certain nombre concernent la présence, l’absence, ou la disposition du tréma. Nous consacrons une section à cette question, pour inviter à la vigilance. En effet, les éditeurs de BrutkP ont manqué de constance, et comme nous ne les avons pas toujours corrigés (nous nous en expliquons), l’apparition du tréma manque de régularité dans BrutNum. Les éditeurs de BrutkP, comme d’autres trop souvent, n’ont pas commenté la façon dont ils usent du tréma. Nous avons présumé - banalement - que lorsqu’il était présent, l’intention des éditeurs était qu’il surmonte une voyelle qui est en diérèse par rapport à sa ou ses voisines, ce qui nous amène à proposer des corrections.

§.3.2.1.Trémas à supprimer (font l’objet de propositions de corrections dans BrutNum).
Il y a trois occurrences. Lire non «veöir» mais «veoir» v218 ; en effet, dans le reste de BrutkP cet infinitif est écrit «veoir» (v342°, v1012°, v1032, etc.), et cf. encore passim dans BrutkP «cheoir», «seoir» et composés (sans ces exemples, dont la graphie est constante, on aurait pu proposer de corriger en «vëoir») ; — lire non «püeent» mais «pueent» v267 ; cf. d’ailleurs «pueent» sans tréma v2175, v4367, v4407 ; — lire non «païen» mais «paien» v965° : comparer d’ailleurs les trois autres occurrences du radical de lat. paganus, toutes écrites (et à juste titre) sans tréma dans BrutkP.

§3.2.2. Trémas à ajouter (font l’objet de propositions de corrections dans BrutNum).
En se fondant sur la pratique du reste de BrutkP concernant l’opposition «aï» / «ai» et «oï» / «oi», pratique d’ailleurs usuelle, on corrigera deux passages : il faut lire non «aider» mais «aïder» v312° et non «poissent» mais «poïssent» v434.

§3.2.3. Trémas : cas problématiques (ne font pas l’objet de propositions de corrections dans BrutNum).

§3.2.3.1. Trémas à ajouter ? «oë» / «oe».
Je crois que les éditeurs de BrutkP ont parfois pensé à opposer «oë» / «oe», puisqu’on lit par exemple dans BrutkP «cloëz» v131 (2 syllabes) vs «avoec» (2 syllabes) passim, ou encore «Boëlines» v2680 (4 syllabes) vs «voelent» v417 (2 syllabes) ; mais ils ont manqué de constance : comparer par exemple «Noël» v1058 (2 syllabes) avec «Hoel» passim (2 syllabes également), ou encore «oëz», «Oëz» v196, v292, formes de oïr de 2 syllabes, avec «poez» v218, v2327, etc., 2 syllabes. Je me suis abstenue de souligner ces inconséquences et de proposer des corrections dans BrutNum. Il suffit de noter que la séquence «oë» de BrutkP marque toujours une diérèse, et qu’elle ne se rencontre que dans cinq occurrences (nous les avons toutes citées), tandis que la séquence «oe» tantôt est à lire en une syllabe et tantôt en deux.

§3.2.3.2. Trémas à ajouter ? «üe» / «ue».
Dans BrutkP, la séquence «üe» se lit dans trois cas de figure. D’une part dans «püeent» v267, qui est à lire «pueent» (2 syllabes et à corriger, voir §3.2.1) ; d’autre part après «e» passim comme dans «seüe» v459° (3 syllabes, et où il n’y a rien à reprendre) ; enfin dans «Escüeles» v1924 et dans «Bedüer» v1925. Ce dernier cas de figure permet de croire que les éditeurs de BrutkP ont parfois pensé à opposer «üe» / «ue», puisqu’on scande «Escüeles» v1924 (4 syllabes) et «Bedüer» v1925 (3 syllabes), seule occurrence où ce mot est écrit avec «ü», vs par exemple «suelent» v890 (2 syllabes) ; mais ils ont manqué de constance, puisqu’on lit (je ne donne pas ici de relevé de toutes les occurrences impliquées) «muer» v163° (2 syllabes, seule occurrence de cet infinitif) ou tuer v3020° (2 syllabes, seule occurence de cet infinitif) et «Beduer» v2797, v2831, v2839° etc. (3 syllabes) ; je me suis abstenue de souligner les inconséquences de BrutkP et de proposer dans BrutNum de corriger en «üe» toute séquence «ue» qui se répartit sur 2 syllabes ; on notera que les éditeurs de BrutkP n’ont marqué la diérèse que deux fois lorque «u» est suivi de «e» : dans «Escüeles» v1924 et dans «Bedüer» v1925 (rappelons que «püeent» v267 est erroné).

§3.2.3.3. Trémas à ajouter ? «ëo» / «eo» et «ëoi» / «eoi».
Je crois aussi que les éditeurs de BrutkP ont eu parfois l’intention de marquer la diérèse dans les séquence «ëo», et «ëoi» : ils marquent le tréma à quatre endroits : «contëor» v1255, «fablëor» v1256, «menëor» v3547, meschëoir v4603°, ce qui s’oppose efficacement à «s’antreorguillerent» v331° et «s’antreocioient» v4374°. Mais là encore ils ont manqué de constance comme en témoignent «veoir» passim (2 syllabes), «peor» passim (2 syllabes) et de très nombreuses occurrences de noms finissant en «eor(s)» où cette terminaison se répartit sur deux syllabes : «lecheor» v569, «anpereor» v1200, «conbateors» v1324°, et bien d’autres. Je me suis abstenue de souligner ces inconséquences et de proposer des corrections dans BrutNum ; notons simplement que les éditeurs de BrutkP en cas de diérèse ont plus souvent laissé imprimer «eo» que «ëo».

§3.2.3.4. Trémas à ajouter ? «ïe» / «ie».
Nous ne proposons pas de corriger «ie» de BrutkP en «ïe» dans «espier» v426, v433° (3 syllabes), «espierent» v432° (4 syllabes), «glorieus» v478° (3 syllabes) parce que dans le reste de BrutkP, la séquence «ïe» ne se rencontre pas devant «r» ni devant «u» ; mais on opposera les réalisations de «ïen», «ïens», «ïez», «ïel» passim dans BrutkP. On peut déplorer ce manque d’unité.

§3.2.3.5. Trémas à ajouter ? «ïo» / «io».
BrutkP ne présente aucun exemple de «ïo», bien que ce qui est imprimé «io» soit souvent (toujours ?) à lire en deux syllabes, en particulier dans les noms terminés par «ion» comme «ocision» v635°, «destrucion» v636°, «Carlion» v647°, pour ne citer que les premières occurrences du texte. Nous n’avons jamais proposé de lire «ïo» dans BrutNum.

§4. Importance de la transcription de Pierre Kunstmann.
Au total, l’édition de BrutkP est commode et utile par son volume, son prix, le contenu de son récit, et l’appareil de Glossaire, Table des noms propres et Introduction qui y est joint. Les inadvertances que nous avons relevées sont peu graves ; mais ce qui limite par ailleurs l’usage que l’on peut en faire pour une étude des pratiques du copiste Guiot, toujours si intéressantes, comme le montrent par exemple les études de Brian Woledge (citons WoledgeGuiotWace ou WoledgeGuiotCom) ou de May Plouzeau (citons PlouzeauPercevalEtudes ou PlouzeauPercevalAppr2), c’est la décision de corriger pour les ramener à «la forme employée par Wace» (p13) les apparitions du nom d’Arthur et du nom imprimé tantôt «Petreïus» et tantôt «Petreïun», et aussi la décision de développer «x» final en «us». Pour une étude de la langue du scribe, on aura intérêt à utiliser la transcription en cours des folios 318c-336c du BnF fr. 794 donnée par Pierre Kunstmann sur le site du LFA.


Date de mise à disposition sur le site : 20.10.2003
Dernière mise a jour : 05.03.2004


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