May Plouzeau, Professeur à l’Université de Provence

Notice sur la Prise d’Orange numérisée


Notice sur la Prise d’Orange telle qu’on pouvait la consulter sur la base TFA http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/TLA/ le 29 novembre 2000.
Dernière mise à jour : le 25 juin 2011.


Plan de la Notice.
§0.
Divers : sur la présente Notice et la Prise d’Orange.
§0.1. Objectif de la Notice.
§0.2. Un peu d’histoire. Remerciements. Hommage.
§0.3.
Abréviations et signes conventionnels utilisés dans la Notice.
§0.4. Base d’OrangeNum.
§1. Transpositions qu’on a fait subir à Orange7 pour obtenir le texte d’OrangeNum (à distinguer des Corrections, décrites §2, et des Codes, décrits §4).
§2.
Corrections introduites dans Orange7 pour obtenir le texte d’OrangeNum.
§3.
Passages d’Orange7 matériellement peu clairs et dont la lecture a été indiquée par Claude Régnier.
§4. Disposition et signification des codes d’OrangeNum.
§4.1. Varia, à savoir les codes
[l. ]
( )
§4.2. L’astérisque (*) et les notes d’Orange7.
§4.2.1.

§4.2.2.
§4.2.3.

§4.2.4.
§4.2.5.
§4.3. Le signe plus (+).
§4.3.1.
§4.3.2.
§4.4.
Le signe du dollar ($).
§4.5.
Combinaisons ; ordre dans lequel se suivent les codes.
§5.
Non-ingérence.
§6.
Quelques propriétés d’OrangeTFA qui affectent l’exploration du texte.
§7. Exploration d’OrangeTFA.


§0. Divers : sur la présente Notice et la Prise d’Orange.

§0.1. Objectif de la Notice.
Dans la Notice, je me propose de présenter le texte numérisé de la Prise d’Orange interrogeable dans la base des TFA http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/TLA/, que j’appellerai dorénavant OrangeTFA. OrangeTFA a été préparé par des spécialistes de la Toile à partir d’une version numérisée de la Prise d’Orange que j’appelerai OrangeNum. OrangeNum, sous-texte d’OrangeTFA a été préparé à Aix-en-Provence. Dans la notice, je décrirai comment on est passé de la septième édition de la Prise d’Orange par Claude Régnier (Orange7) à OrangeNum, en transposant certaines dispositions typographiques d’Orange7, en corrigeant Orange7 et introduisant des codes spéciaux absents d’Orange7. En décrivant l’élaboration d’OrangeNum, je donne la possibilité d’utiliser au mieux OrangeTFA, dans la mesure où les caractères d’OrangeNum ont gardé leur forme dans OrangeTFA (voir §6).

§0.2. Un peu d’histoire. Remerciements. Hommage.
Le texte OrangeNum a été élaboré à l’Université de Provence au cours de l’année scolaire 1995-1996 par Emmanuelle Peu Duvallon et Nathalie Marmorat, étudiantes, et Denis Collomp, Chantal Connochie-Bourgne, Marie-J. Pinvidic, May Plouzeau (initiatrice du projet, coordinatrice du travail), enseignants. Je remercie chaleureusement toute l’équipe. Dans un deuxième temps a été envisagé que notre travail fût exploitable sur la Toile dans une base de données : je remercie Pierre Kuntsmann, Professeur à l’Université d’Ottawa, de nous avoir permis cela. À cette étape, il devenait impératif que j’eusse un accès correct à Internet : je remercie André Tournon, Professeur émérite à l’Université de Provence, d’avoir équipé en machine “le bureau des seizièmistes”, et je remercie Martine Taugeron, responsable du Pôle d’ingénierie éducative à la même université, qui nous apprend à mieux utiliser l’outil informatique. Puisse la conception d’OrangeTFA inspirer le désir d’acquérir Orange7 à ceux qui n’auraient pas cette édition, pour se reporter au remarquable appareil de notes et de variantes dont OrangeTFA signale l’existence. Et il est à espérer qu’OrangeTFA constitue un modeste hommage à Claude Régnier, qui vienne compléter ceux que rend ou signale la page http://www.sites.univ-rennes2.fr/celam/cetm/regnier/reg.htm.

§0.3. Abréviations et signes conventionnels utilisés dans la Notice.
éd. = éditeur ; — grande Prise ou ‘grande’ Prise = Régnier (Claude), éd., Les rédactions en vers de la Prise d’Orange ; Paris (Klincksieck) 1966 [© 1965 ; dépôt légal : “ 4e trim. 1965 ”] ; 372 p. ; — ms. = manuscrit ; — Orange3 = Régnier (Claude), éd., La Prise d’Orange. Chanson de geste de la fin du XIIe siècle. Éditée d’après la rédaction AB avec introduction, notes et glossaire par Claude Régnier, Professeur à la Sorbonne. Troisième édition ; Paris (Klincksieck) 1970 ; [159] p. (Bibliothèque française et romane. Série B : éditions critiques de textes 5) ; — Orange4 = Régnier (Claude), éd., La Prise d’Orange. Chanson de geste de la fin du XIIe siècle. Éditée d’après la rédaction AB avec introduction, notes et glossaire par Claude Régnier, Professeur à la Sorbonne. Quatrième édition entièrement revue et corrigée ; Paris (Klincksieck) 1972 ; [163] p. (Bibliothèque française et romane. Série B : éditions critiques de textes 5) ; — Orange6 = Régnier (Claude), éd., La Prise d’Orange. Chanson de geste de la fin du XIIe siècle. Éditée d’après la rédaction AB avec introduction, notes et glossaire par Claude Régnier, Professeur à la Sorbonne. Sixième édition ; Paris (Klincksieck) 1983 ; [163] p. (Bibliothèque française et romane. Série B : éditions critiques de textes 5) ; — Orange7 = Régnier (Claude), éd., La Prise d’Orange. Chanson de geste de la fin du XIIe siècle. Éditée d’après la rédaction AB avec introduction, notes et glossaire par Claude Régnier, Professeur à la Sorbonne. Septième édition ; Paris (Klincksieck) 1986 ; [163] p. (Bibliothèque française et romane. Série B : éditions critiques de textes 5) ; — OrangeNum : voir §0.1 ; — OrangeTFA : voir §0.1 ; — p = page (si la lettre est collée devant un chiffre) ; — p. = pages ; — TFA = Textes de Français Ancien ; — v = vers (si la lettre est collée devant un chiffre).
/./ : indique que je coupe dans mes sources.
[] : dans ce §0.3, les crochets droits encadrent exclusivement des nombres qui réfèrent à la pagination d’éditions de la Prise d’Orange : on a compté que la dernière page de l’ouvrage est la dernière page de la table des matières (qui se trouve toujours placée à la fin de ces éditions) ; le nombre qui correspond à cette dernière page est placé entre crochets droits si le numéro de la page n’est pas imprimé sur le livre.

§0.4. Base d’OrangeNum.
OrangeNum est fondé sur l’édition de La Prise d’Orange désignée §0.3 par l’abréviation Orange7. — Cette édition, qui est d’un maître, fait l’objet de fort peu de propositions de corrections de notre part : on pourra le constater.

§1. Transpositions qu’on a fait subir à Orange7 pour obtenir le texte d’OrangeNum (à distinguer des Corrections, décrites §2, et des Codes, décrits §4).

Dans les chiffres romains, les petites capitales d’Orange7 ont été transcrites en minuscules. Exemple :
S’eüssons ore .m. puceles ceanz, *
(cf. Orange7 v87 p46).

Les lettres indiquant les colonnes du ms. de base. d’Orange7 sont en italiques et en exposant dans Orange7 ; on a supprimé ces deux particularités dans OrangeNum (voir §4.1).

On s’est arrangé pour que le nombre de vers d’Orange7 corresponde au nombre de lignes d’OrangeNum : pour cela, on a introduit dans OrangeNum une ligne qui corresponde au v228 p52 (vers dont l’absence est signalée par Claude Régnier, qui numérote exprès v227, v229), elle a été introduite sous la forme de trois points de suspension placés entre crochets droits.

§2. Corrections introduites dans Orange7 pour obtenir le texte d’OrangeNum.
Se Dex n’en pense, qui tot a a jugier ! ”
(v396 p59) où les guillemets manquent à tort dans Orange7, alors qu’ils sont bien présents dans la grande Prise.

Par ma proesce [l. proësce] i sui ge herbergié ;
(v877 p79) pour harmoniser avec le reste des séquences d’Orange7.

Granz cops en done paien et Sarrazins,
(v1638 p111) où on a supprimé l’espace qui précède la virgule.

§3. Passages d’Orange7 matériellement peu clairs et dont la lecture a été indiquée par Claude Régnier.
Dans Orange7, on lit à la fin du v75 une minuscule saleté qui pourrait s’interpréter comme la présence d’un signe de ponctuation qui aurait mal pris à l’impression. Il en va de même dans les trois autres éditions de la ‘petite’ Prise dont je dispose chez moi, à savoir Orange3, Orange4, et Orange6. Mais dans la ‘grande’ Prise, qui a été mieux imprimée, on voit nettement qu’il n’y a pas de ponctuation. Claude Régnier a bien voulu me confirmer (lettre du 2 juin 1996) qu’en effet il n’y a pas de ponctuation à la fin du vers. Donc, on laisse sans ponctuation la fin du vers dans OrangeNum, où il se lit :
Et de François tiex .lx. en estant *
(v75 p46).
Dans Orange7, on lit à la fin du v258 une minuscule saleté qui pourrait s’interpréter comme la présence d’un signe de ponctuation qui aurait mal pris à l’impression. Il en va de même dans les trois autres éditions de la ‘petite’ Prise dont je dispose chez moi, à savoir Orange3, Orange4, et Orange6. Mais dans la ‘grande’ Prise, qui a été mieux imprimée, on voit nettement qu’il y a une virgule à la fin de ce vers. Et Claude Régnier a bien voulu me confirmer (lettre du 2 juin 1996) qu’en effet il faut une virgule à la fin du vers. Donc, on a introduit une virgule à la fin du vers dans OrangeNum, où il se lit :
Tant mar i fu la seue grant beauté,
(v258 p53).
Dans Orange7, on lit à la fin du v1524 une minuscule saleté qui pourrait s’interpréter comme la présence d’un signe de ponctuation qui aurait mal pris à l’impression. Il en va de même dans les trois autres éditions de la ‘petite’ Prise dont je dispose chez moi, à savoir Orange3, Orange4, et Orange6. Mais dans la ‘grande’ Prise, qui a été mieux imprimée, on voit nettement qu’il y a une virgule à la fin de ce vers. Et Claude Régnier a bien voulu me confirmer (lettre du 2 juin 1996) qu’en effet il faut une virgule à la fin du vers. Donc, on a introduit une virgule à la fin du vers dans OrangeNum où il se lit :
Tiebauz tes peres est mout bien afetiez,
(v1524 p106).

§4. Disposition et signification des codes d’OrangeNum.

§4.1. Varia, à savoir les codes
[l. ]
( )

[l. ]
Par ma proesce [l. proësce] i sui ge herbergié ;

Ici (v877 p79), on indique qu’il faut corriger en proësce le mot proesce d’Orange7 (qui ne fait l’objet d’aucune note), afin d’harmoniser avec les procédures mises en œuvre concernant les séquences oe et oë.

( )
Venra mon pere et ses riches barnez (45c)

Une indication entre parenthèses (ici v593 p67) après un vers marque un changement de folio et/ou de colonne dans le ms. de base d’Orange7 (ce changement est indiqué de la même manière dans Orange7, à deux détails près : la lettre marquant la colonne est en italiques et en exposant).

§4.2. L’astérisque (*) et les notes d’Orange7.
L’étoile, toujours placée en fin de vers, invite à se reporter aux notes figurant p125 à p140 d’Orange7. Plusieurs cas de figure sont à signaler. Ils vont être présentés à partir d’exemples.

§4.2.1.
Icil le sevent qui en vont a Saint Gile,
Qui les ensaignes en ont veü a Bride : *
L’escu Guillelme et la targe florie,
Dans cette séquence (v7-v8-v9 p43), le vers 8 fait l’objet d’une note dans Orange7 : c’est la note qui commence ainsi : “ 8. Les pèlerins /./ ” (p125).

§4.2.2.
La dame l’ot, a pou d’ire ne font. *

Le vers (v1237 p94) fait l’objet d’une note qui commence ainsi : “ Après 1237, il manque /./ ” (p138). Même chose pour la note au vers 1412.

§4.2.3.
Dist li chetis : “ Vos pensez grant folie.

S’estïez ore el palés de la vile *
Et veïssiez cele gent sarrazine, *
Dex me confonde se cuidïez+ tant vivre *
Que ça dehors venissiez+ a complie ! *
Lessiez ester, pensé avez folie. ”
Dans cette séquence (v293 à v298 p54-p55), Claude Régnier a fait une note intitulée “ 294-297 ” dans Orange7  (p129).

§4.2.4.
De ceus de France, as genz cors avenanz, **
Ce vers (v88 p46) fait l’objet en quelque sorte de deux notes dans Orange7 : d’une part Claude Régnier a fait une note intitulée “ 88 ” (p127) et d’autre part, il existe une note intitulée “ 87-91 ” (p127). La séquence v86 à v92 p46 d’Orange7 apparaît comme suit dans OrangeNum :
De France issimes il n’a mie lonc tens ;
S’eüssons ore .m. puceles ceanz, *
De ceus de France, as genz cors avenanz, **
Si s’i alassent cist baron deportant *
Et ge meïsmes alasse donoiant, *
Icele chose me venist a talant. *
Assez avons beaus destriers auferranz

§4.2.5.
Trusqu’au palés roi Tiebaut le Persant. *
À première vue, ce vers (v459 p61) ne fait pas l’objet de note dans Orange7. En fait, la note est ‘cachée’ sous la note au v454, qui commence comme suit : “ 454. El palés truevent et 459 Trusqu’au palés : les trois /./ ” (p131). De même la note au v825 est ‘cachée’ sous la note au v804.

Au premier roi qui la cité fu onques ; *
La note à ce vers (v973 p83) est ‘cachée’ sous la note au v950 : “ 950. a l’Escler ; 973 au premier roi : l’apposition /./ ” (p136).

Fors s’en issirent+ adoubé de lor armes ; *
La note à ce vers (v1063 p87) est ‘cachée’ sous la note au v1036 : “ 1036 et 1063. Le thème de la sortie /./ ” (p136).

§4.3. Le signe plus (+).
Placé après un mot, il invite à se reporter au premier étage de la Varia lectio d’Orange7. Il signifie seulement deux choses :

§4.3.1.
Le mot qui est suivi du signe + est le produit d’une correction par Claude Régnier de son ms. de base. Exemples :
Si comme Orenge brisa li cuens+ Guillelmes ?
Le mot cuens d’Orange7 (v33 p44) est le produit d’une correction par Claude Régnier de son ms. de base (qui en l’occurrence porte cuen, comme l’indique le premier étage de la Varia lectio d’Orange7).

Granz cops i donent+ li+ conte palazin.
Ici (v1208 p93), le ms. de base porte done le, comme l’indique le premier étage de la Varia lectio d’Orange7, et ces mots ont été corrigés par l’éditeur.

§4.3.2.
La Varia lectio d’Orange7 indique à propos du mot qui est suivi du signe + la leçon diplomatique du ms. de base ; cette leçon comporte des abréviations, et sa présence dans la Varia lectio laisse supposer que Claude Régnier a quelque lieu de croire son ms. de base fautif à ces endroits (même si on peut se demander, en replaçant ces mots dans le cadre plus large des pratiques des abréviations par les copistes, s’ils sont vraiment fautifs). Sauf erreur, ce cas de figure se rencontre seulement quatre fois :
Me voloit batre com fesoit chascun+ jor ;
(v221 p51) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 221 chas9 ”.

“ Quar prenez trives, que ja n’i enterron+ ! ”
(v1043 p86) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 1043 ent’rron ”.

En liverroie+, mes qu’en me deïst voir. ”
(v1150 p91) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 1150 liv’rroie ”.

Tes filz te mande, a la chierre hardie+,
(v1278 p96) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 1278 h’die ”.

NB. Contrairement à d’autres codes d’OrangeNum, le signe + s’affecte à des mots, non à des vers. Le signe + d’OrangeNum a exclusivement les deux significations énoncées ci-dessus. En particulier, un mot signalé dans la Varia lectio d’Orange7 comme étant le produit d’une correction due au copiste même n’est pas marqué du signe + dans OrangeNum (mais on attirera l’attention du lecteur d’OrangeNum au moyen du signe $ : voir §4.4).

§4.4. Le signe du dollar ($).
Placé après un vers, il invite à se reporter au premier étage de la Varia lectio d’Orange7. Lorsqu’un vers d’Orange7 est mentionné dans le premier étage de la Varia lectio d’Orange7 et que cette mention n’a pas été traduite par le signe + dans OrangeNum (voir §4.3), elle est traduite par la présence du signe $ à la fin du vers correspondant. Voici la plupart des cas de figure :
Il ne croist fleur desi que en Pavie $
(v273 p54) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 273 en répété ”.

S’estïez ore .c.m. as espees, $
(v308 p55) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 308 lire milë ”.

Mielz ameroit... Sorbant de Venice, $*
(v624 p68) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 624 il manque un mot d’une syllabe A1A2A4, peut-être dan cf. B1 ”.

Par Mahomet, il doit bien tenir marche ; $
(v732 p73) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 732 entre tenir et marche, terre rayé ”.

Par Arragon+ s’en sont outre passé, $*
(v405 p59) où le premier étage de la Varia lectio porte “ 405 Par Arragon avec g exponctué et surmonté d’un m A1 Par Arragon sans correction A2A3A4 ; lire Par Avignon d’après D 240 ”.

Entrent en mer, s’ont lor voie acueillie. $
(v1312 p97) où le premier étage de la Varia lectio porte “ Le vers l3l2 est répété au début du f° 50a ”.

Les+ ponz avalent, si descendent a tant, $
Vienent as portes de la cité vaillant, $
(v1812-v1813 p118) où le premier étage de la Varia lectio porte “ Les vers 1812-1813 sont intervertis dans le ms. ; corr. d’après A4 — 1812 Le ponz corr. d’après A4 ”.

De vo marrastre comment a esploitié $
(v1471 p104) où le premier étage de la Varia lectio porte (sans indication de numéro de vers) “ Au bas de 50d vers les chetis comme réclame ”.

NB. Il ressort des définitions données §4.3 et §4.4 que l’on peut rencontrer à l’occasion (le cas est assez rare) dans un vers d’OrangeNum à la fois signe + et signe $ et/ou *. Témoins les v405 et v1812-v1813 cités ci-dessus §4.4.

§4.5. Combinaisons ; ordre dans lequel se suivent les codes.
Mielz voil morir et a perdre la vie * (44a)

Indique que le vers (v353 p57) fait l’objet d’une note dans Orange7 et qu’un changement de folio et/ou de colonne se produit dans le ms. de base.

Il ne croist fleur desi que en Pavie $ (43c)
Le vers (v273 p54) fait l’objet d’une remarque dans le premier étage de la Varia lectio d’Orange7 et un changement de folio et/ou de colonne se produit dans le ms. de base.

Qu’il te sivra a .xx.m. ferarmez ; $*
Le vers (v585 p67) fait l’objet d’une remarque dans le premier étage de la Varia lectio d’Orange7 (“ 585 lire mil ”) et fait par ailleurs l’objet d’une note (p132).

Etc. pour les marques cumulées.


§5. Non-ingérence.
Claude Régnier n’a pas harmonisé ses ia et ïa : dans des séquences impliquant diérèse, il laisse imprimer tantôt ia et tantôt ïa. Exemples :
Uns Sarrazins le deslia par lui,
(v117 p47)

Mes, par celui en cui j’ai ma fiance,
(v209 p51)

L’os de la gueule li esmiai trestot.
(v224 p52)

Et Desramez et Gollïas de Bile,
(v346 p57)

Et Golïas et li rois Desramez,
(v594 p67)

Et Rosiane, la niece Rubiant,
(v664 p70).

Etc. Pour un texte si ‘classique’, il serait bon d’être conséquent dans la notation de la diérèse. Toutefois, nous ne somme pas intervenus, sauf dans le cas de proësce v877 (voir §4.1).

§6. Quelques propriétés d’OrangeTFA qui affectent l’exploration du texte.
En juillet 2000 puis en novembre 2000, j’ai constaté deux propriétés d’OrangeTFA qui affectent l’exploration du texte ; bien que j’en eusse signalé l’existence en juillet 2000, elles n’on pas été rectifiées. Elles imposent de la prudence dans les recherches des formes graphiques occurrentes d’OrangeTFA. Ces deux propriétés sont aussi deux types de différences majeures entre OrangeTFA et OrangeNum. Les voici.
Dans OrangeTFA, le caractère ù (u accent grave) transpose le tiret de dialogue de OrangeNum. On peut le constater en cherchant un des mots du vers
— Amis, beau frere, toi beneïe Dé !
(v155 p49).
Par ailleurs, le caractère qui affecte la forme de trois points de suspension dans OrangeNum, qui avait été saisi à Aix comme un caractère unique (et non en dactylographiant trois fois de suite un point), a été indûment transposé en caractère à (à accent grave). Cela affecte trois passages : d’une part la ligne figurant entre v227 et v229 p52 (voir §1), et d’autre part les mots Oriflor v227 p52 d’Orange7 et ameroit v624 p68 d’Orange7 qui sont suivis du caractère trois points de suspension dans Orange7 ; ces mots se lisent respectivement Oriflorà et ameroità dans OrangeTFA à la date du 29 novembre 2000.

§7. Exploration d’OrangeTFA.
En tout état de cause (cf. §6), il sera prudent de rechercher dans OrangeTFA non des mots présumés complets, mais des séquences de caractères, qui ne préjugent pas de la complétude du mot, et ce, afin de se prémunir contre de mauvaises surprises. Par exemple, ne pas chercher “ Oriflor ”, mais “ .*Oriflor.* ”.